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L´INSOLENCE ET LA GLOIRE   -   Chroniques du turf   1979-2004

michmorice

Les grands travaux

16 septembre 1991

On ne bâtit pas un Arc de Triomphe en deux minutes trente... C´est environ trois semaines avant la date d´inauguration du glorieux monument que les architectes du turf obtiennent le permis de construire. Aussitôt, les bâtisseurs s´activent autour des futures pierres angulaires de l´édifice. L´Europe tout entière se met à l´ouvrage...

Samedi, à Leopardstown, dans les Champion Stakes, l´Irlande nous a déjà taillé un magnifique bloc de marbre en forme de clef de voûte. Egal à lui-même, notre grand désinvolte, Suave Dancer ! Et une base solide, assurément, pour le 6 octobre. Le même jour, la vieille Angleterre, ne voulant pas être en reste de gracieuseté à notre égard, offrait à Toulon son plus ancien classique, le St Leger de Doncaster. Merci ! C´était très bien... Pas tout à fait suffisant, toutefois, pour que celui-ci puisse graver son nom sur l´Arc.

Hier, à Longchamp, sur le terrain même des fondations, le chantier battait son plein, lors du dimanche Escada. Quel tohu-bohu, mes amis ! Ce fut d´abord un pavé dans la mare avec Splash of Colour (Prix Foy) ! On se serait cru un an plus tôt : Saumarez réapparaissait transfiguré, après un naufrage total... Mêmes causes, mêmes effets ? Suffit-il d´intégrer l´effectif du jeune Nicolas Clément ?... Quelle réussite ! Et quel culot ! Faire la barbe, successivement, à ces glorieux gentlemen, Henry Cecil, puis Vincent O´Brien, c´est de la dernière insolence ! Pourvu qu´il ne paie pas un jour le prix de son impertinence...

Trente minutes plus tard, le Prix Niel nous avait donné rendez-vous avec Pistolet Bleu. Il vint, mais pas seul comme on l´espérait. Il était accompagné par deux de ses intimes, Subotica, tout requinqué après sa bolée d´air iodé de Deauville et le brave Arcangues, qui va de l´avant sans complexes. Bien sûr qu´il va rectifier le tir, d´ici au 6 octobre, notre Pistolet ! Mais s´il touche la cible, cela ne sera probablement pas dans le mille.

Enfin, voici le Prix Vermeille, d´où tout peut sortir, le meilleur comme le pire. Hélas ! Craignons le pire... Au paddock, un lot sans séduction aucune. En course, c´est la débandade générale dans les rangs britanniques. Notre Caerlina manquant manifestement de tenue, Magic Night se retrouve donc seule sur le devant de la scène. Un peu intimidée, évidemment, notre Cendrillon, dans ses oripeaux (Dieu, qu´elle est laide !) mais toujours aussi sympathique par ses qualités de vaillance et de constance.

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