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L´INSOLENCE ET LA GLOIRE   -   Chroniques du turf   1979-2004

michmorice

Un vrai cheval de course !

2 juillet 2001

Le Grand Prix de Saint-Cloud n´a plus son lustre d´autrefois. Depuis quelques années, sentant venir le déclin, il a su se faire épauler par son riche cousin d´Irlande, le Derby du Curragh, invité à la place d´honneur, au beau milieu de l´après-midi, sur les écrans de télévision et aux guichets du PMU. Cela n´a pas été du luxe, hier. A 16 H 30, Galileo est venu souffler un vent de classe revigorant sur une journée qui n´aurait été que très sympathique sans cela.

La plus sympathique des victoires, ah ! oui, celle du 4 ans Mirio dans ledit Grand Prix. Un vrai cheval de course, le petit frère de Montemiro (vous vous souvenez ? ce miler, spécialiste du terrain lourd, qui gagnait des quintés, de bout en bout, en portant 60 kilos et plus, il y a trois ans ?...) ! Quel pur-sang modèle ! Pas une seule défaillance en quatorze sorties ! Jean-Michel de Choubersky a su canaliser le sang bouillant de ce cheval au modèle et aux moyens importants mais au caractère pas facile. Il a su lui forger un moral de vainqueur en lui donnant des tâches aisées, suivant un programme empreint, constamment, systématiquement, de la plus grande humilité : pas une seule tentative dans le plus petit Groupe III, ou même dans une simple "listed" !

Quelle prudence ! Quelle patience ! Mais le travail n´était encore là qu´à demi accompli. Il faut savoir saisir une opportunité. Jean-Michel de Choubersky osa. L´occasion inespérée se présenta soudain avec ce Grand Prix de Saint-Cloud livré tout entier à la fantaisie légère d´une seule et unique évaporée, Egyptband, que ses deux performances de l´année montraient clairement déchue...

Opportunisme à tous les échelons, il est vrai, car Christophe Soumillon eut aussi sa part dans ce domaine éclairé. Il sut venir où et quand il le fallait : le long de la corde - la lice mobile était à zéro - à l´entrée de la ligne d´arrivée, sur le tapis roulant, en économisant le terrain, qui plus est, tandis que les deux premiers protagonistes, le poulain anglais Perfect Sunday et la grande favorite, Egyptband, biaisaient vers la pleine piste, recrus de fatigue pour excès de confiance initiale. Va pour l´anglais : la course en avant, c´est son style. Mais où Doleuze avait-il la tête, hier ? La jument n´avait jamais pratiqué - et avec quel succès ! - que la course d´attente, jusqu´ici !

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